Cap vers un état d’esprit positif en 6 étapes

Avoir un état d’esprit positif ! Oui, c’est important aujourd’hui, plus que jamais.

Je vous propose donc une escale un peu particulière, avec un partage plus lié à des apprentissages de programmation neurolinguistique.

Alors, oui, comme je l’évoquais aux lecteurs de ma news, je dévie un peu de ma ligne éditoriale, car nous sommes plus sur un article « développement personnel » que business… Cela dit, je pense qu’au vu de l’actualité et des besoins que nous avons de nous sentir bien et positifs, cela a du sens !

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L’état d’esprit positif, un indispensable pour se réinventer

Pour avoir un état d’esprit positif, nous allons nous appuyer sur le cerveau et sa manière de coder les expériences positives. Car oui, le cerveau est un véritable geek, mais je ne vous en dévoile pas trop tout de suite.

 

Qu’est-ce que cela peut vous apporter ? Si vous êtes dans un état d’esprit assez neutre, avec une petite tendance morose, cela peut vous remonter vers un état d’esprit positif. Si vous êtes déjà dans cet état d’esprit positif, cela ne fera que vous le renforcer.

 

Vers un état d’esprit positif, étape 1 : on va parler des 5 sens

 

Au quotidien, nous vivons une réalité qui est perçue notamment à travers nos différents sens : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et gustatif. Ce sont ce qu’on appelle le VAKOG, qui reprend les initiales des principaux sens.

 

Aussi, peut-être que vous êtes en train de lire cet article, assis dans votre canapé. Avec la vision, vous pouvez prendre conscience de votre environnement, de la luminosité, des couleurs qui sont autour de vous. Côté l’auditif, vous écoutez peut-être le podcast et peut-être que le son est clair, ou trop léger. Peut-être qu’il y a un tic-tac d’une montre dans le fond…

 

Avec le kinesthésique, soit le toucher ou les sensations, vous allez ressentir le moelleux du canapé, une matière un peu chaude. Et pour l’odorat et le gustatif, peut-être avez-vous une odeur de café ou de pain grillé qui vous chatouille les narines et vous donne très envie de prendre le petit déjeuner.

 

 

Vers un état d’esprit positif, étape 2 : des sens à la représentation interne

Cet instant de vous, installé sur le canapé, votre cerveau peut se le représenter dans votre tête. Pour le tester, regardez autour de vous, prenez conscience de ce que vous êtes en train de vivre, via vos sens. Changez de place. Disons, allez dans votre cuisine… et installez-vous sur une chaise.

 

Fermez les yeux, cela peut vous aider, et retrouvez votre image de vous, installé non pas dans la cuisine, mais sur votre canapé ou la situation initiale. Vous pouvez très bien vous représenter, lorsque vous y pensez, dans cette situation initiale. Car, votre cerveau a la capacité de représenter, à l’intérieur de votre tête, une situation. Il va la recréer grâce aux informations du VAKOG.

 

Ainsi, lorsque vous réfléchissez à une situation, par exemple la dernière fois où vous vous êtes promené ou vous étiez au restaurant, vous pouvez vous rappeler de la situation, en fermant les yeux et en faisant appel aux différents sens sollicités à ce moment.

 

Bien entendu, la manière de représenter la situation est tout à fait propre à chacun. Vous avez beau avoir le même canapé, ou être allé au même restaurant que votre ami, votre représentation mentale sera différente. Nous avons tous des manières uniques de coder nos expériences.

 

Vers un état d’esprit positif, étape 3 : passons de la représentation interne à l’état d’esprit

La représentation interne peut porter sur un souvenir, quelque chose de présent et une situation à venir, ou être complètement imaginée. Si on y pense bien, notre cerveau peut être un véritable Netflix intégré…

 

Et d’ailleurs, je vais garder un peu cette métaphore. Sur Netflix, vous allez avoir des séries de toutes sortes qui vont provoquer chez vous des émotions différentes… Vous allez peut-être être sous tension en suivant les aventures de la Casa del papel, être en mode détente face à Grace et Francky...

 

Ces séries que vous avez sur Netflix sont comme vos représentations internes (donc, vos souvenirs ou vos constructions imaginaires, réalisés grâce au VAKOG). Elles déclenchent chez vous une émotion, un état d’esprit. On pourrait presque dire que notre objectif est de trouver une série qui va déclencher un état d’esprit positif. Et je vous rappelle que la série est composée du VAKOG.

 

Et donc, pour avoir le meilleur résultat, vous allez identifier ce qui fonctionne pour vous et vous amène dans cet état d’esprit.

 

Et on va le faire avec le sens de l’odorat.

Peut-être avez-vous une odeur fétiche qui va vous faire penser à quelque chose, sans avoir bougé de votre canapé ou chaise ? Personnellement, l’odeur de monoï m’envoie de suite à une idée de vacances…

 

Mon cerveau a enregistré une odeur de monoï lorsque j’étais en vacances, au soleil. Il fait de suite le lien, monoï, plage, soleil. Et surtout, il fait le lien entre une odeur, le monoï, une situation ET un moment de détente qui déclenche une émotion, qui chez moi sera de la joie, un état d’esprit positif également.

 

On pourrait dire que nos sens sont un peu comme des enregistreurs d’images, de sons, d’odeurs, de textures, de saveurs. Et le cerveau, c’est un peu comme un serveur sur lequel ces enregistrements sont stockés.

 

Et ces enregistrements peuvent être reliés à une émotion, une situation. Comme mon monoï se relie à la joie et un état d’esprit positif. Tous les enregistrements effectués ne sont pas tous reliés à une émotion, évidemment. Généralement, l’émotion doit être assez marquée ou intense pour que la connexion se fasse.

 

Ainsi, certains éléments du VAKOG sont reliés à un état d’esprit. Et ce sont ces éléments-là que nous allons étudier, lister, pour pouvoir identifier les codes que le cerveau met en place pour vivre un état d’esprit particulier.

 

 

Vers un état d’esprit positif, étape 4 : lister des expériences positives et faire un premier décodage

 

On a vu que l’on perçoit le monde avec nos sens. Et maintenant, l’idée, c’est de partir à la recherche d’expériences que vous avez vécues, dans lesquelles vous étiez dans un état d’esprit positif.

 

Je vous invite à en lister au moins 3. Vous allez prendre votre feuille ou carnet dans le sens de la hauteur et délimiter 4 colonnes. Dans la première, vous allez écrire sens, et dans les 3 suivantes, expérience 1, 2 et 3. Dans la colonne des sens, vous allez lister les sens (vue, odorat, toucher, goût, audition).

 

Ainsi, l’idée est de pouvoir identifier dans chaque expérience que vous avez vécue, ce que vous retenez comme odeur, comme vue, etc. Alors, pour que cela soit plus simple, n’hésitez pas à télécharger le tableau préparé en bonus, tout en bas de l’article.

 

Je reprends ma situation de vacances, disons, du côté de Naples, à Sorrente, en Italie. C’était un lieu où je me sentais dans un état d’esprit positif. D’un point de vue visuel, je me souviens du ponton qui donnait sur la mer, les bateaux qui n’étaient pas loin. J’entends les vagues et il y a une légère brise. Une sensation de chaleur et évidemment, cette fameuse odeur de monoï. D’un point de vue gustatif, il est fort probable qu’une boisson aux saveurs d’ananas et de coco soit non loin. Maintenant que vous avez vos 3 situations, je vous invite à lister les éléments sensoriels dont vous vous rappelez. 

 

Vers un état d’esprit positif, étape 5 : nous allons maintenant rentrer dans des codes plus subtils que notre cerveau met en place

Une fois que vous avez ces 3 situations, on va les affiner avec ce qu’on appelle des submodalités. Les submodalités sont des « réglages » que nous avons pour chacun des canaux sensoriels. Reprenez chacune des 3 situations listées, et chacun des sens. Repensez-y et identifiez les submodalités… par exemple, pour les 3 principaux sens…

 

Pour le visuel, et donc les images que vous avez en tête

Y a-t-il des couleurs, ou est-ce en noir et blanc ?

Est-ce que vous vous voyez dans ce souvenir, en tant que personne, ou est-ce que vous voyez à travers vos yeux (on appelle cela dissocié ou associé à une situation). Y a-t-il une luminosité particulière, une brillance… Est-ce plutôt flou ou plutôt net, y a-t-il du contraste ? Est-ce fixe comme une image ou en mouvement comme dans un film ?

 

Pour l’auditif

S’il y a du son, quelle est son origine, est-ce que c’est fixe ou en mouvement, quel est son volume, la tonalité, y a-t-il un rythme particulier ?

 

Si on s’intéresse au kinesthésique

Est-ce qu’il y a une température particulière, un poids, une légèreté, y a-t-il du mouvement, quelle est sa durée, son rythme, quelles sont les textures, les consistances de ce que vous touchez… ?

 

 

Vers un état d’esprit positif, étape 6 : dernière étape pour vous permettre d’avoir un codage d’expérience orienté vers un état d’esprit positif

Listez sur le tableau l’ensemble des réglages fins que vous avez pour chaque sens. Et ensuite, identifiez ceux qui ressortent le plus ou reviennent, ceux qui vous marquent le plus.

 

Ces submodalités et ces éléments sensoriels sont liés à un état d’esprit positif. Et là, c’est donc le moment de vous faire votre liste de favoris Netflix… ou votre bibliothèque de submodalités et d’éléments sensoriels qui vous permettront d’être dans une dynamique plus positive. Vous n’avez donc plus qu’à les réactiver en y pensant, ou en ayant fait un tableau de visualisation que vous aurez à portée de main, ou des petits cartons vous les rappelant…

 

Personnellement, je les réactive les uns après les autres, en y pensant. Je vais vous donner un exemple personnel, un peu aux extrêmes, mais c’est pour vous faire comprendre comment cela fonctionne.

Au préalable, voici un extrait de ma bibliothèque de favoris.

D’un point de vue visuel, mes expériences positives sont codées avec des lumières très intenses, des couleurs très vives et ensoleillées. Je me vois dans la situation, c’est très espacé. D’un point de vue auditif, j’ai deux éléments favoris : le bruit de vagues et une musique de Mary Poppins. Oui, c’est une madeleine de Proust qui a toujours eu le don de me faire sourire… Peut-être avez-vous également une chanson dans vos codes auditifs ?

 

Et pour l’odeur, évidemment, la fameuse odeur de monoï est une valeur sûre de ma bibliothèque.

 

Revenons-en à mon exemple : le dentiste. Ah oui, je vous avais dit, c’est personnel ! J’ai très peur du dentiste. Même si celle que j’ai aujourd’hui est vraiment adorable et attentionnée, au départ, ce n’est pas mon moment préféré.

 

Par exemple, lorsque je pense à mon rdv chez le dentiste, je me représente les choses ainsi :

Visuel : je ne me vois pas, je suis ce qu’on appelle associée à la situation et je la vis comme si j’étais dans mon corps. Les couleurs sont grises, avec un contraste assez agressif. Le dentiste est très près de moi, voire trop près pour me laisser respirer.

 

Auditif : j’entends le bruit irritant de la fraise, et j’ai l’impression qu’il m’engloutit complètement. Le son est proche et tout autour de moi.

 

Kinesthésique : j’ai très chaud, et j’ai l’impression que le fauteuil est tout mou, que je m’enfonce dedans. L’action est lente et j’ai l’impression que cela ne va jamais se finir.

 

Voici comment je « code » cette expérience dont je ne suis pas fan. Heureusement, je sais aussi comment je code un bon moment de détente, grâce au type d’exercice que nous avons fait en amont.

 

Aussi, je sors des codages de ma bibliothèque dont je vous parlais tout à l’heure et je les applique à la situation.

Visuel : je me verrais sur le fauteuil, un peu comme dans une photo qui se trouve dans un album de vacances. Le plan est large et me permet même de voir par la fenêtre du dentiste. C’est extrêmement lumineux et les couleurs sont présentes et bien contrastées.

 

Auditif : j’entends le bruit des vagues et les bruits des glaçons dans un cocktail (probablement une pinacolada). À un moment, lorsque le dentiste s’approche pour me soigner, j’entends la musique de Mary Poppins qui démarre « Just a spoonful sugar and the medicine go down »… Elle est très présente et je n’entends plus la fraise.

 

Olfactif : je retrouve les odeurs de crème solaire qui m’évoquent les vacances, la détente.

 

Kinesthésique : je suis bien, je n’ai pas trop chaud. Je me sens aussi détendue que sur un transat de plage.

 

Alors, oui, mon histoire n’a aucun sens !

Cela dit, elle n’est pas là pour avoir du sens. Elle est uniquement composée de cette manière car ce sont les ingrédients nécessaires pour que je puisse me détendre. Et aujourd’hui, dès que je repère une submodalité qui peut venir enrichir ma bibliothèque de réglages positifs, je la note. Au fil des années, j’ai identifié les submodalités et les sens qui fonctionnaient le mieux pour moi. Et au début, j’en avais beaucoup plus, car je les notais tous. Au fil des expérimentations, vous trouverez celles qui sont vraiment efficaces pour vous.

 

Notre cerveau est très puissant et il est disponible si nous prenons du temps pour nous-même… Alors, n’hésitez pas à prendre soin de vous, de prendre ce temps pour vous. Se mettre dans une bonne dynamique est un premier pas pour ouvrir son esprit et être dans de bonnes dispositions pour créer ses lendemains !

 

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